Rénovation
de l’orgue

La construction de l’orgue

Lorsque les frères Casavant signent le contrat d’achat d’un orgue avec le
curé de Notre-Dame de Montréal en 1885, on peut considérer que
Cavaillé-Coll est au sommet de sa réputation et son prestige s’étend
jusqu’en Amérique du Sud.

Claver Casavant décide de s’embarquer pour l’Europe. Il arrive en France
et rencontre Cavaillé-Coll avec lequel il a de nombreuses discussions qui
le font cheminer dans son approche de l’esthétique du grand orgue de
Notre-Dame de Montréal et des attentes du curé de l’époque.

De retour au Québec, il se met à la tâche et continue de correspondre avec
Cavaillé-Coll. De plus, il fait la commande de plusieurs jeux qui sont
toujours dans l’orgue de Notre-Dame de Montréal et qui furent construits
par le tuyautier de Cavaillé-Coll. On peut d’ailleurs reconnaître l’écusson
de Cavaillé-Coll.

Cette signature se vérifie également dans plusieurs autres jeux de l’orgue
de Notre-Dame de Montréal.

Il y a plusieurs présentations de compositions sonores de l’instrument.
Celle de 1885, qui ne fut réalisée qu’en partie, nous renseigne avec
précision sur les plans de Casavant / Cavaillé-Coll. C’est sur cette
présentation de 1885 que le projet s’appuie.

La présence à la section de pédale d’une batterie de grandes quintes 10’2/3 et 5’1/3,
de même qu’une grande quinte 5’1/3 au clavier du grand orgue
nous met sur une piste de réflexion importante en regard de ce que
Casavant souhaitait faire. En effet, on constate le cheminement de
Casavant suite aux nombreuses rencontres avec Cavaillé-Coll.

L’architecte

L’empêchement majeur pour lequel cette composition sonore n’a jamais été
réalisée est imputable au consultant de l’époque. Saluste Duval, organiste
de Saint-Jacques, qui avait une forte tête. La présentation de Casavant /
Cavaillé-Coll le dépassait complètement et il a préféré imposer un devis
plus traditionnel.

Ceci dit, la marque de Cavaillé-Coll est palpable dans l’instrument actuel.

En 1891, l’instrument était mécanique avec des machines Barker réduisant
la résistance des claviers lorsqu’ils étaient accouplés. L’instrument est resté
inchangé jusqu’à l’installation du nouveau système de chauffage dans
l’église. L’effet de ce nouveau système de chauffage fut néfaste pour tous les
sommiers de l’orgue et, sous l’impulsion d’un assèchement intérieur
général, ces mêmes sommiers ont craqué causant de multiples cornements
et une instabilité générale de l’instrument.

On a donc décidé d’enlever la traction mécanique que renfermait une
somptueuse console qui fut malheureusement détruite, pour installer une
seconde console, électro-pneumatique et qui permettait une plus grande
malléabilité de jeu. En même temps, l’on perdait une certaine rapidité de
toucher en regard de l’impulsion directe de la note du clavier à la soupape,
à cause du retard que cette traction imposait. De plus, la répétition rapide
d’une note s’avérait difficile, ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

Le fait d’avoir installé de nouveaux sommiers a engendré une certaine perte
de l’harmonisation d’origine à cause des pressions différentes qui découlent
de ces sommiers toujours en place d’ailleurs dans l’instrument..

L’instrument

En 1891, l’instrument était mécanique
avec des machines Barker réduisant la
résistance des claviers lorsqu’ils étaient
accouplés. L’instrument est resté
inchangé jusqu’à l’installation du
nouveau système de chauffage dans
l’église. L’effet de ce nouveau système de
chauffage fut néfaste pour tous les
sommiers de l’orgue et, sous l’impulsion
d’un assèchement intérieur général, ces
mêmes sommiers ont craqué causant de
multiples cornements et une instabilité
générale de l’instrument.

La mécanique

On a donc décidé d’enlever la traction
mécanique que renfermait une somptueuse
console qui fut malheureusement détruite,
pour installer une seconde console,
électro-pneumatique et qui permettait une
plus grande malléabilité de jeu. En même
temps, l’on perdait une certaine rapidité de
toucher en regard de l’impulsion directe de
la note du clavier à la soupape, à cause du
retard que cette traction imposait.
De plus, la répétition rapide d’une note
s’avérait difficile, ce qui est toujours le cas
aujourd’hui.